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"On aime parler de confiance et de subsidiarité" : Clément Saint Olive, co-fondateur d'Alenvi




Humaniser l’accompagnement des personnes âgées, telle est la mission d’Alenvi. Petit rappel des faits : en 2015, Thibault de Saint Blancard, Guillaume Desnoës et Clément Saint Olive, alors en quête de sens dans leur vie professionnelle, font la rencontre d’auxiliaires de vie. Frappés par la précarité de ce métier, ils décident de créer Alenvi. L’ambition ? Réaligner les conditions de travail avec la dimension humaine de la profession. « Les soins infirmiers ont souffert d’une recherche d’efficacité permanente, de trouver la juste productivité plutôt que de se poser la question de la qualité des soins », raconte Clément au micro de Séquences Clés Productions.


Self management & subsidiarité


Fortement inspiré par le modèle Buurtzorg, initié aux Pays-Bas dix ans plus tôt, Alenvi repose sur trois piliers : un modèle d’équipes autonomes, la formation des auxiliaires, et la mise en place d’outils de collaboration destinés à faciliter le quotidien des employés.

« Donc avec ces trois piliers, les professionnels s’investissent, se responsabilisent dans leur pratique et ça change vraiment tout. »

Un constat que les auxiliaires de vie partagent bien volontiers, à l’instar d’Agnès : « En tant qu’auxiliaire, nous avons besoin d’avoir une part de responsabilité parce que nous sommes sur le terrain, et on sait ce qu’il s’y passe ».


Organisation horizontale


S'il est tentant de classer Alenvi dans la catégorie des très en vogue « entreprises libérées », Clément tempère : « on aime bien parler de confiance ou de subsidiarité, mais sans vraiment se raccrocher à un concept plus qu’un autre ».


Quelle que soit l’étiquette, une organisation comme celle-ci ne se décrète pas : « On a besoin de temps pour le mettre en place, on a besoin d’accompagnement. L’intelligence collective, ça se pratique en passant du temps ensemble ». La bonne nouvelle, c’est que cette innovation organisationnelle n’est pas réservée à un secteur en particulier. « C’est un modèle extrêmement efficace à partir du moment où on passe un peu de temps pour le faire fonctionner [...] C’est beaucoup de bon sens en fait et le bon sens, c’est accessible à tous ».